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la.jeunesse.invisible.overblog.com

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La jeunesse invisible ou les jeunes de nulle part, pour une politique d’accompagnement au premier emploi stable - enquête, analyse, prospective

Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

Philippe Meirieu m'a fait l'honneur de citer mes travaux de recherche dans un entretien avec Luc Cedelle pour La Lettre de l’Éducation du 20 juin 2016 n° 888 du journal Le Monde.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média
La Lettre de ToutEduc du 22 au 29 juin 2016

EDITORIAL. Cette semaine "à la une", deux sujets qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre, sinon qu'ils méritent commentaire, la laïcité vue de Strasbourg, et une thèse sur la jeunesse "invisible".

Claire Bernot-Caboche a donné à lire à ToutEduc sa thèse, soutenue le mois dernier à Lyon, sur "les jeunes invisibles". Elle en propose une définition graduée, jusqu'à "l'invisibilité totale" de ceux qui ne sont "ni en éducation, ni en formation, ni en emploi, ni en accompagnement", ce qui rappelle la définition anglo-saxonne des NEET (Not in Education, Employment or Training). Elle propose surtout une autre démarche que celle qui a été choisie en France, avec la lutte contre "décrochage". Ce phénomène désigne ceux qui ont quitté L’École sans avoir au moins un CAP, mais qui peuvent avoir un emploi, même si le marché du travail leur est difficilement accessible. La comparaison des deux définitions met en évidence une réflexion scolaro-centrée. Est-il plus grave pour un jeune d'avoir un emploi mais pas de diplôme que d'être au chômage avec en poche un papier signé par le recteur ? Or, la thèse le démontre amplement, on peut avoir de très beaux diplômes et sombrer dans "l'invisibilité". A l'inverse, on peut avoir un emploi puis obtenir un titre professionnel ou un CQP (certificat de qualification professionnelle) qui ne sont pas estampillés Éducation nationale. Il est évidemment normal que L’École s'inquiète de ses élèves et de ses échecs, ce qu'elle n'a commencé à faire que très récemment, mais les politiques sociales et de formation ne peuvent avoir pour seules pierres de touche les parchemins. Que la définition du "décrochage" ne fasse pas problème est en soi un problème.

Interview de Pascal Bouchard pour La Lettre de ToutEduc n° 322

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Voici en quelques vignettes les principaux résultats de ma recherche sur la jeunesse "invisible" pour ceux et celles que les 600 pages rebuteraient. J'ai tenu à réaliser cette présentation synthétique pour que mes résultats qui soulèvent une grande inquiétude soient connus de tou(te)s, et afin de recueillir vos remarques sur ce sujet de société.

En effet, votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à poster un commentaire, notamment sur les propositions de solutions en quatrième partie, cela m'aidera dans la rédaction du livre en cours d'écriture.

*petite erreur de date corrigée dans le titre

Présentation des résultats de ma thèse en 22 vignettes résumant 4 années de recherche sur la jeunesse "invisible"

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Les jeunes « invisibles » : De l’émergence d’un problème à l’élucidation des conditions de construction de réponses cohérentes

Matériaux pour penser et analyser les caractéristiques et les difficultés des publics jeunes – ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement – et proposer des solutions

Thèse soutenue le 23 mai 2016 à l'Université Lumière, Lyon 2 devant un jury composé de :

  • Denis Adam, Maitre de conférences associé à l'Université de la Sorbonne (Paris 13)

  • Véronique Bordes, Maître de conférences HDR à l’Université Jean Jaurès (Toulouse 2)

  • Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général honoraire de l’Education nationale

  • François Dubet, Professeur des Universités émérite à l’Université Victor Segalen (Bordeaux 2)

  • Philippe Meirieu, Professeur des Universités émérite à l’Université Lumière (Lyon 2)

  • Jean Claude Régnier, Professeur des Universités à l’Université Lumière (Lyon 2)

Thèse  « La jeunesse invisible » soutenue le 23 mai 2016

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Trop de jeunes entre 15 et 29 ans rencontrent de nombreux obstacles à leur insertion dans la vie d’adulte. Une description de cette génération et un focus sur les jeunes en déshérence nous permettent d’affirmer, d’une manière générale, qu’ils sont confrontés à un déficit de confiance, ont du mal à trouver leur place dans la société, et qu’une partie non négligeable d’entre eux est entrée en invisibilité (ni en éducation, ni en formation, ni en emploi, ni en accompagnement). Pour prendre la mesure du problème, nous avons construit des statistiques mettant en lumière la géométrie variable de la jeunesse, indiquant les degrés de précarité, de l’insertion à l’invisibilité. Le croisement des résultats avec la situation professionnelle des parents, le type de logement et le lieu d’habitation nous permet d’affiner la sociologie des «invisibles». Les chiffres montrent pour les jeunes, que trois sur dix sont en situation précaire, un actif sur cinq est au chômage, un sur vingt est en invisibilité totale, et parmi les «invisibles», neuf sur dix ne sont plus issus des seules Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et deux sur cinq sont issus de milieu plutôt favorisé. Ce qui change radicalement l’image des exclus faisant jusqu’à présent l’objet des «Politiques de la ville». De plus nous avons comparé deux régions pour montrer que les politiques régionales influencent les résultats statistiques de l’invisibilité.

Pour mieux comprendre ce phénomène, nous avons construit un outil de diagnostic : un «Agenda Social de la Jeunesse» qui a permis de critériser les nombreux éléments d’un inventaire exhaustif des outils et structures travaillant avec les jeunes à partir d’une agglomération de la région parisienne, et de comparer l’état de la « jeunesse » dans cinq pays d’Europe. Les résultats de ces deux études mettent à jour les failles de l’offre à tous les niveaux. Certes elles sont multiples, mais relèvent plus de l’empilement, sans réelle coordination ni cohérence. Elles en deviennent inefficaces et sont, de plus, sous-dimensionnées en regard notamment du fort taux de natalité en France produisant les deux tiers de l’accroissement naturel de la population des vingt-huit pays de l’Union Européenne. Par ailleurs, notre pays a mal anticipé les mutations sociétales en matière d’éducation, de formation et d’emploi. Les conséquences sont fondamentales : cela empêche provisoirement de résorber le chômage et explique en partie la situation des jeunes français, le nombre important d’invisibles et leur sentiment de ne plus être des citoyens à part entière.

La jeunesse est devenue est véritable sujet de complication pour les décideurs publics, malgré leurs bonnes intentions. Une politique publique de « jeunesse » cohérente doit être pensée en dissociant la gestion préventive du «flux» des décrochés du système de formation et de l’emploi, de la gestion curative du «stock» des «invisibles» nécessitant d’aller les chercher sur le territoire et de repenser la deuxième chance et l’accompagnement jusqu’à leur insertion sociale et dans l’emploi, condition de leur autonomie. Ces deux axes mobilisent des politiques à court terme pour réparer les dégâts du passé, mais ne doivent pas empêcher de penser au long terme, nous obligeant à envisager un changement de paradigme politique. L’emploi est-il encore un élément structurant de la société ? Nous l’entendons comme d’utilité sociale, produisant de la fierté et offrant une place dans la société. Nous pensons que non, alors quel nouveau modèle de société faut-il construire ? Quels outils conceptuels et opérationnels faut-il proposer ? Il nous semble que dans un pays d’abondance, nous devons jouer la carte de « l’humain », en équilibrant les moyens d’assistance pour sortir de l’aide à la survie, les moyens d’insertion pour donner à chacun(e) une place dans la société, et enfin les moyens politiques pour réinscrire les jeunes dans une citoyenneté active. Notre thèse a pour objectif d’ouvrir des pistes de solutions.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Document

C’est en situation de crise économique, sociale et politique que nous avons le devoir de développer des capacités, des enjeux et des objectifs pour accompagner les chefs d’entreprise à faire respecter la neutralité dans leur entreprise, et lutter ainsi contre toutes les formes de prosélytisme et de discrimination à l'embauche. Les valeurs de la République nous donnent la voie. Après le 7 et le 11 janvier 2015, nous sommes en droit de nous interroger sur les raisons de la montée des intégrismes et du communautarisme, sur la place des jeunes qui choisissent de se radicaliser et de fait, sur l’impact de la laïcité sur la société et dans les entreprises.

Des problèmes dans les entreprises privées, remettant en cause la laïcité dans l'espace commun

Les espaces de travail ont fait l’objet d’accommodements depuis de nombreuses années, ouvrant leurs portes à la religion. Certains chefs d’entreprises l’ont accepté et ont même aménagé les locaux, les pauses et les habitudes alimentaires en conséquence. D’autres se méfient, ont peur consciemment ou inconsciemment, et s’empêchent ainsi de recruter des personnes correspondant aux postes recherchés, mais susceptibles d’être de religion musulmane et de l’exprimer au sein de l'entreprise à l’issue de leur période d’essai. Ce n’est pas tant la religion qui pose problème, dans une France attachée à la laïcité, mais le fondamentalisme et la peur qui l’entoure, nous pourrions l’appliquer à tous les intégrismes religieux, laïques, philosophiques et même politiques. Comment redonner de l'espace dans le monde du travail aux jeunes des cités ? Quelques pistes de réflexion et une ébauche de solution...

Ce texte a été écrit suite à un entretien avec Gérard Delfau, ancien sénateur de l'Hérault, auteur de nombreux ouvrages sur la laïcité et Président de l'association de défense de la laïcité Egale. J'ai moi-même été Vice-présidente de la Ligue de l'enseignement des Yvelines et administratrice nationale.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Depuis les événements de janvier 2015, le service civique est de plus en plus présent dans le débat public. Selon certains, élargir le service civique permettrait de promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre l’exclusion. Il est grand temps de redéfinir un « pacte social » et de se recentrer sur les besoins de l’économie réelle. Le service civique doit devenir un outil de cohésion sociale.

Cette note part d’un constat : le bilan du service civique, créé en 2010 dans le but de remplacer le service militaire, est très positif. En témoigne l’augmentation des demandes de service civique depuis cinq ans. Il apparaît comme un moyen de lutte contre le décrochage scolaire et facilite l’insertion dans la formation ou l’emploi, notamment chez les jeunes les moins qualifiés. L’engagement permet de développer la citoyenneté. Il bénéficie donc aux jeunes citoyens comme à la nation.

Cependant, on remarque que la demande est la plus forte chez les jeunes déjà sensibilisés, et provenant de classes plutôt favorisées, souhaitant accomplir un acte citoyen. Le service civique obligatoire permettrait de mobiliser l’intégralité de la jeunesse autour d’un même projet de société. Il favoriserait également le vivre-ensemble, la mixité et l’égalité.

Il serait pertinent de l’élargir à l’échelle européenne afin de construire une véritable Europe sociale et citoyenne. En effet, l’Europe est née d’un désir de paix sur le continent, mais le vivre-ensemble reste pour l’instant éloigné des principales préoccupations. Dans un contexte où les extrémismes ne cessent de progresser, il faut privilégier le lien entre les peuples. Pour cela, l’apprentissage des langues doit être facilité et la connaissance de la géopolitique des pays européens promue.

L’intérêt de cette note est de proposer des solutions concrètes pour mettre en place un service civique obligatoire européen. Je m’appuie sur le rapport Chérèque de 2014 intitulé « Liberté, égalité, citoyenneté : un service civique pour tous ». Celui-ci fait des propositions pour assurer l’avenir du service civique. Il préconise notamment un financement interministériel, la possibilité d’un financement privé, le renforcement de ses principes structurants et l’amélioration du système de gouvernance qui lui est associé. A l’échelle européenne, cela nécessiterait l’implication ou la création de différents acteurs : Commission européenne, Agence du service civique européen, comités de jumelage. Par ailleurs, il faudrait inscrire dans notre législation la notion de service civique obligatoire. La refondation de notre système scolaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’emploi chez les jeunes est la condition de la réussite de ce projet.

Reste à convaincre les plus sceptiques en leur prouvant qu’avec de la volonté politique et l’implication de l’ensemble de la société, le service civique obligatoire européen pourrait devenir un formidable outil démocratique.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

Invitée par Yvelines Première pour parler des valeurs de la République à l'école, j'essaie de donner des pistes pour les enseigner et surtout les partager avec les enfants. Mais avant tout quelques questions sont à élucider : Quelle place leur donne-t-on dans la société ? Comment deviennent-ils des citoyens ? ...

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication

Dans un contexte social et économique dégradé, un enjeu apparait, celui de mettre en œuvre la réforme de la formation professionnelle, et particulièrement pour les publics spécifiques que sont les demandeurs d’emploi et de surcroît la population des jeunes précaires. Si l’offre était à la mesure du problème, la grande liberté des organismes serait sans conséquence, mais ce n’est pas le cas. Pour illustrer mes propos, je propose trois éclairages : 1) l’organisation de la formation professionnelle, 2) les publics des jeunes invisibles et précaires, 3) l’offre de formation professionnelle sur le territoire d’une agglomération. En conclusion je montre les limites et les dangers d’une telle organisation.

Intervention au colloque sur l'ESS organisé par la commission nationale entreprise du PS

La formation professionnelle et l'économie sociale et solidaire

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