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la.jeunesse.invisible.overblog.com

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La jeunesse invisible ou les jeunes de nulle part, pour une politique d’accompagnement au premier emploi stable - enquête, analyse, prospective

Articles avec #publication catégorie

Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Depuis les événements de janvier 2015, le service civique est de plus en plus présent dans le débat public. Selon certains, élargir le service civique permettrait de promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre l’exclusion. Il est grand temps de redéfinir un « pacte social » et de se recentrer sur les besoins de l’économie réelle. Le service civique doit devenir un outil de cohésion sociale.

Cette note part d’un constat : le bilan du service civique, créé en 2010 dans le but de remplacer le service militaire, est très positif. En témoigne l’augmentation des demandes de service civique depuis cinq ans. Il apparaît comme un moyen de lutte contre le décrochage scolaire et facilite l’insertion dans la formation ou l’emploi, notamment chez les jeunes les moins qualifiés. L’engagement permet de développer la citoyenneté. Il bénéficie donc aux jeunes citoyens comme à la nation.

Cependant, on remarque que la demande est la plus forte chez les jeunes déjà sensibilisés, et provenant de classes plutôt favorisées, souhaitant accomplir un acte citoyen. Le service civique obligatoire permettrait de mobiliser l’intégralité de la jeunesse autour d’un même projet de société. Il favoriserait également le vivre-ensemble, la mixité et l’égalité.

Il serait pertinent de l’élargir à l’échelle européenne afin de construire une véritable Europe sociale et citoyenne. En effet, l’Europe est née d’un désir de paix sur le continent, mais le vivre-ensemble reste pour l’instant éloigné des principales préoccupations. Dans un contexte où les extrémismes ne cessent de progresser, il faut privilégier le lien entre les peuples. Pour cela, l’apprentissage des langues doit être facilité et la connaissance de la géopolitique des pays européens promue.

L’intérêt de cette note est de proposer des solutions concrètes pour mettre en place un service civique obligatoire européen. Je m’appuie sur le rapport Chérèque de 2014 intitulé « Liberté, égalité, citoyenneté : un service civique pour tous ». Celui-ci fait des propositions pour assurer l’avenir du service civique. Il préconise notamment un financement interministériel, la possibilité d’un financement privé, le renforcement de ses principes structurants et l’amélioration du système de gouvernance qui lui est associé. A l’échelle européenne, cela nécessiterait l’implication ou la création de différents acteurs : Commission européenne, Agence du service civique européen, comités de jumelage. Par ailleurs, il faudrait inscrire dans notre législation la notion de service civique obligatoire. La refondation de notre système scolaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’emploi chez les jeunes est la condition de la réussite de ce projet.

Reste à convaincre les plus sceptiques en leur prouvant qu’avec de la volonté politique et l’implication de l’ensemble de la société, le service civique obligatoire européen pourrait devenir un formidable outil démocratique.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Dans le contexte actuel, prêtant plus à la morosité qu’à l’allégresse, il est important de ne pas abandonner, d’être créatif et de continuer à travailler pour rendre l’espoir à la jeunesse. Cet article paru dans le francilien n°10 contribue à ébaucher des hypothèses de solutions pour tenter de répondre à la question de la place des jeunes dans la société du troisième millénaire.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Les interactions entre science et société sont nombreuses. Elles sont régies par des codes et doivent être maitrisées pour faciliter le progrès et ne pas devenir les instruments d’une forme insidieuse de « totalitarisme ». Ce texte tente d’aborder le sujet par l’expérimentation. Devant le nombre des jeunes dits « invisibles » restant toujours important malgré les politiques « jeunesse » émergentes – leur efficacité ne sera visible qu’au terme d’une mise en œuvre globale – il est urgent de trouver des solutions favorisant l’insertion durable des jeunes dans la société. La maitrise de l’information est l’un des éléments permettant leur prise d’autonomie. Alors quand le CIDJ est confronté à de grosses difficultés, l’action syndicale et politique s’allie à la recherche pour se mettre au service de la jeunesse et proposer des pistes.

Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2

Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2

Article(1) tiré de la communication aux Doctoriales Genève 2013 et publié dans la revue électronique, Inter Pares de l’école doctorale EPIC (Université Lumière Lyon2).

  1. Bernot-Caboche C. (2013). Action politique et créativité au service de la jeunesse invisible : ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement. Inter Pares, 3, 23-31. Récupéré du site de la revue : http://recherche.univlyon2.fr/epic/IMG/pdf/Inter_Pares_3.pdf

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Dans le contexte actuel, prêtant plus à la morosité qu’à l’allégresse, il est important de ne pas abandonner, d’être créatif et de continuer à travailler pour rendre l’espoir à la jeunesse. Dans le cadre d’une recherche[i] menée à Lyon2, sous la direction de Philippe Meirieu : Les jeunes « invisibles »[ii] : de l’émergence d’un problème à la recherche des solutions – Qui sont-ils ? Que fait-on pour eux ? Quelles actions politiques ? il est possible d’ébaucher des hypothèses de solutions pour tenter de répondre à la question de la place des jeunes dans la société du troisième millénaire.

[i] Recherche financée par l’IRES pour le Centre de Recherche Henri Aigueperse de l’UNSA éducation, à l’Université Lumière Lyon 2, école doctorale EPIC, laboratoire Education Culture et Politique

[ii] Les 16-25, voire 30 ans, sans solution, ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication, #Publication

Dans un pays où abondance et dénuement se côtoient, comment redonner une place à la jeunesse et un sens à la vie ?

Michel Serres, dans son texte Petite Poucette, réclame l’indulgence pour la génération mutante, ces jeunes obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.

Une nouvelle civilisation est en marche, Il y a nécessité à réformer l’éducation et l’emploi pour ne laisser personne sur le bord du chemin.

C'est ce que je vous propose de contribuer à faire à l'aide de ce blog. Il me permettra de recueillir des informations pour écrire ma thèse sur "La jeunesse invisible". Je souhaite qu'elle soit reliée à la réalité, et c'est notamment par votre parole qu'elle pourra l'être.

Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2

Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2

Article(1) tiré de la communication aux Doctoriales Lyon 2012 et publié dans la nouvelle revue électronique, Inter Pares, créée par une équipe de doctorant(e)s – de l’école doctorale EPIC (Université Lumière Lyon2) – que j'ai coordonnée.

  1. Bernot-Caboche C. (2012). 2 millions de jeunes en danger, quelle image pour la société? Inter Pares, 2, 85-88. Récupéré du site de la revue : http://recherche.univ-lyon2.fr/epic/IMG/pdf/Inter_Pares_2.pdf

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication
La jeunesse, une priorité

Note de la Fondation Jean-Jaurès du 5 Septembre 2012

La jeunesse, une priorité par Claire Bernot-Caboche

Téléchargez la note en cliquant ci-dessous :

Note "la jeunesse, une priorité"

Dans un contexte économique difficile, la jeunesse en décrochage scolaire marque douloureusement le formidable échec des politiques de la droite au cours de ces dix dernières années. Claire Bernot-Caboche dresse un état des lieux du décrochage, mais propose également des pistes pour en sortir.

Synthèse

Télécharger la synthèse en cliquant ci-dessous :

Synthèse de la note "La jeunesse, une priorité"

Dans un contexte économique difficile, la jeunesse en décrochage scolaire marque au fer rouge l’échec des politiques de la droite au cours de ces dix dernières années. Le constat est sans appel : 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans le moindre diplôme, relégués au statut d’invisibles et d’inactifs. Les récents chiffres du chômage sont par ailleurs révélateurs : sur les trois millions de chômeurs n’ayant aucune activité au cours de l’année 2012, 25 % des jeunes sont concernés.

Comment une République comme la nôtre peut-elle se satisfaire d’une telle situation ? Comment ne pas voir là un processus des plus dangereux, entraînant perte de dynamisme évident et coûts importants pour la société ?

Face à cette situation, quatre idées fondamentales peuvent être défendues : d’abord, le système éducatif doit être réadapté à notre modèle de développement. Ensuite, notre modèle pédagogique doit être repensé, prenant acte du changement de civilisation qui s’opère au sein de notre société. De même, des moyens véritables, dans la mesure du possible, doivent être alloués pour rattraper les décrochés et prévenir le décrochage. Enfin, il convient de coordonner une fois pour toute l’ensemble des politiques dont la jeunesse relève.

Bien évidemment, c’est une démarche sur le temps long qu’il s’agit de mettre en place, notamment avec l’instauration d’un véritable système d’accompagnement personnalisé des jeunes, et ce jusqu’à leur mise à l’emploi (et même après seize ans s’ils ont quitté l’école). La concertation avec les acteurs de terrain apparaît également comme une nécessité, ayant un rôle social et de proximité sur lequel les pouvoirs publics doivent s’appuyer.

La question qui est posée semble simple : quelle place la société offre-t-elle à ses jeunes ? Quels moyens met-elle à leur disposition afin qu’ils deviennent des adultes autonomes ? Bien évidemment, il ne s’agit pas de renvoyer toutes les difficultés sur le dos des structures éducatives et de formation. Elles doivent prendre en compte l’évolution du monde du travail, dans sa forme et son contenu. En outre, une réflexion quant à l’appropriation par chacun d’un socle de connaissance stable et pérenne doit être menée. Mais l’appareil économique doit également prendre sa part de responsabilité, de même que les structures familiales, associatives, et bien sûr les organes politiques.

Une démarche réussie nécessite en effet un travail conjoint entre l’Education nationale, la formation professionnelle, les structures d’accompagnement, les acteurs locaux, les organisations syndicales… Tout doit être fait dans un esprit de coordination et de concertation.

Les structures et les outils existent déjà en nombre, illustrant le fait que la société a pris la mesure de ce phénomène. Celles-ci doivent désormais gagner en clarté, afin d’accueillir de manière optimale les différents profils de décrocheurs.

Le débat semble des plus déterminants pour l’avenir.

Car la jeunesse doit être au cœur de tout nouveau projet de société, car l’avenir d’une société et d’un pays dépend de la confiance et du bien-être de ses jeunes, la mise en place de mesures efficaces permettant à chacun de choisir sa voie et de s’insérer dans d’un projet mobilisateur doit devenir une priorité.

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