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la.jeunesse.invisible.overblog.com

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La jeunesse invisible ou les jeunes de nulle part, pour une politique d’accompagnement au premier emploi stable - enquête, analyse, prospective

Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication, #Publication

Dans un pays où abondance et dénuement se côtoient, comment redonner une place à la jeunesse et un sens à la vie ?

Michel Serres, dans son texte Petite Poucette, réclame l’indulgence pour la génération mutante, ces jeunes obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.

Une nouvelle civilisation est en marche, Il y a nécessité à réformer l’éducation et l’emploi pour ne laisser personne sur le bord du chemin.

C'est ce que je vous propose de contribuer à faire à l'aide de ce blog. Il me permettra de recueillir des informations pour écrire ma thèse sur "La jeunesse invisible". Je souhaite qu'elle soit reliée à la réalité, et c'est notamment par votre parole qu'elle pourra l'être.

Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2

Présentation du poster aux Doctoriales Lyon 2012 de l'école doctorale EPIC à l'Université Lyon2

Article(1) tiré de la communication aux Doctoriales Lyon 2012 et publié dans la nouvelle revue électronique, Inter Pares, créée par une équipe de doctorant(e)s – de l’école doctorale EPIC (Université Lumière Lyon2) – que j'ai coordonnée.

  1. Bernot-Caboche C. (2012). 2 millions de jeunes en danger, quelle image pour la société? Inter Pares, 2, 85-88. Récupéré du site de la revue : http://recherche.univ-lyon2.fr/epic/IMG/pdf/Inter_Pares_2.pdf

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Les interactions entre science et société sont nombreuses. Elles sont régies par des codes et doivent être maitrisées pour faciliter le progrès et ne pas devenir les instruments d’une forme insidieuse de « totalitarisme ». Ce texte tente d’aborder le sujet par l’expérimentation. Devant le nombre des jeunes dits « invisibles » restant toujours important malgré les politiques « jeunesse » émergentes – leur efficacité ne sera visible qu’au terme d’une mise en œuvre globale – il est urgent de trouver des solutions favorisant l’insertion durable des jeunes dans la société. La maitrise de l’information est l’un des éléments permettant leur prise d’autonomie. Alors quand le CIDJ est confronté à de grosses difficultés, l’action syndicale et politique s’allie à la recherche pour se mettre au service de la jeunesse et proposer des pistes.

Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2

Présentation de la communication aux Doctoriales 2013 de l'EDSE de Genève avec l'école doctorale EPIC de Lyon2

Article(1) tiré de la communication aux Doctoriales Genève 2013 et publié dans la revue électronique, Inter Pares de l’école doctorale EPIC (Université Lumière Lyon2).

  1. Bernot-Caboche C. (2013). Action politique et créativité au service de la jeunesse invisible : ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement. Inter Pares, 3, 23-31. Récupéré du site de la revue : http://recherche.univlyon2.fr/epic/IMG/pdf/Inter_Pares_3.pdf

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication

Dans un contexte social et économique dégradé, un enjeu apparait, celui de mettre en œuvre la réforme de la formation professionnelle, et particulièrement pour les publics spécifiques que sont les demandeurs d’emploi et de surcroît la population des jeunes précaires. Si l’offre était à la mesure du problème, la grande liberté des organismes serait sans conséquence, mais ce n’est pas le cas. Pour illustrer mes propos, je propose trois éclairages : 1) l’organisation de la formation professionnelle, 2) les publics des jeunes invisibles et précaires, 3) l’offre de formation professionnelle sur le territoire d’une agglomération. En conclusion je montre les limites et les dangers d’une telle organisation.

Intervention au colloque sur l'ESS organisé par la commission nationale entreprise du PS

La formation professionnelle et l'économie sociale et solidaire

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Les jeunes « invisibles » : De l’émergence d’un problème à l’élucidation des conditions de construction de réponses cohérentes

Matériaux pour penser et analyser les caractéristiques et les difficultés des publics jeunes – ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement – et proposer des solutions

Thèse soutenue le 23 mai 2016 à l'Université Lumière, Lyon 2 devant un jury composé de :

  • Denis Adam, Maitre de conférences associé à l'Université de la Sorbonne (Paris 13)

  • Véronique Bordes, Maître de conférences HDR à l’Université Jean Jaurès (Toulouse 2)

  • Jean-Paul Delahaye, Inspecteur général honoraire de l’Education nationale

  • François Dubet, Professeur des Universités émérite à l’Université Victor Segalen (Bordeaux 2)

  • Philippe Meirieu, Professeur des Universités émérite à l’Université Lumière (Lyon 2)

  • Jean Claude Régnier, Professeur des Universités à l’Université Lumière (Lyon 2)

Thèse  « La jeunesse invisible » soutenue le 23 mai 2016

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Entretien
Entretien avec la Région pour l'UNSA Éducation Ile-de-France

Entretien le 13 mars 2012 avec la Région Ile-de-France pour contribuer à l’ouvrage de Guillaume Balas, Lutter contre le décrochage scolaire, vers une nouvelle action publique régionale, 2012, éd. Fondation Jean Jaurès, en vue de préparer les assises du décrochage scolaire de septembre 2012 et dans le cadre de la refondation de l'école de la République.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Dans le contexte actuel, prêtant plus à la morosité qu’à l’allégresse, il est important de ne pas abandonner, d’être créatif et de continuer à travailler pour rendre l’espoir à la jeunesse. Cet article paru dans le francilien n°10 contribue à ébaucher des hypothèses de solutions pour tenter de répondre à la question de la place des jeunes dans la société du troisième millénaire.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Depuis les événements de janvier 2015, le service civique est de plus en plus présent dans le débat public. Selon certains, élargir le service civique permettrait de promouvoir les valeurs de la République et de lutter contre l’exclusion. Il est grand temps de redéfinir un « pacte social » et de se recentrer sur les besoins de l’économie réelle. Le service civique doit devenir un outil de cohésion sociale.

Cette note part d’un constat : le bilan du service civique, créé en 2010 dans le but de remplacer le service militaire, est très positif. En témoigne l’augmentation des demandes de service civique depuis cinq ans. Il apparaît comme un moyen de lutte contre le décrochage scolaire et facilite l’insertion dans la formation ou l’emploi, notamment chez les jeunes les moins qualifiés. L’engagement permet de développer la citoyenneté. Il bénéficie donc aux jeunes citoyens comme à la nation.

Cependant, on remarque que la demande est la plus forte chez les jeunes déjà sensibilisés, et provenant de classes plutôt favorisées, souhaitant accomplir un acte citoyen. Le service civique obligatoire permettrait de mobiliser l’intégralité de la jeunesse autour d’un même projet de société. Il favoriserait également le vivre-ensemble, la mixité et l’égalité.

Il serait pertinent de l’élargir à l’échelle européenne afin de construire une véritable Europe sociale et citoyenne. En effet, l’Europe est née d’un désir de paix sur le continent, mais le vivre-ensemble reste pour l’instant éloigné des principales préoccupations. Dans un contexte où les extrémismes ne cessent de progresser, il faut privilégier le lien entre les peuples. Pour cela, l’apprentissage des langues doit être facilité et la connaissance de la géopolitique des pays européens promue.

L’intérêt de cette note est de proposer des solutions concrètes pour mettre en place un service civique obligatoire européen. Je m’appuie sur le rapport Chérèque de 2014 intitulé « Liberté, égalité, citoyenneté : un service civique pour tous ». Celui-ci fait des propositions pour assurer l’avenir du service civique. Il préconise notamment un financement interministériel, la possibilité d’un financement privé, le renforcement de ses principes structurants et l’amélioration du système de gouvernance qui lui est associé. A l’échelle européenne, cela nécessiterait l’implication ou la création de différents acteurs : Commission européenne, Agence du service civique européen, comités de jumelage. Par ailleurs, il faudrait inscrire dans notre législation la notion de service civique obligatoire. La refondation de notre système scolaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’emploi chez les jeunes est la condition de la réussite de ce projet.

Reste à convaincre les plus sceptiques en leur prouvant qu’avec de la volonté politique et l’implication de l’ensemble de la société, le service civique obligatoire européen pourrait devenir un formidable outil démocratique.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

Invitée par Yvelines Première pour parler des valeurs de la République à l'école, j'essaie de donner des pistes pour les enseigner et surtout les partager avec les enfants. Mais avant tout quelques questions sont à élucider : Quelle place leur donne-t-on dans la société ? Comment deviennent-ils des citoyens ? ...

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média
La Lettre de ToutEduc du 22 au 29 juin 2016

EDITORIAL. Cette semaine "à la une", deux sujets qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre, sinon qu'ils méritent commentaire, la laïcité vue de Strasbourg, et une thèse sur la jeunesse "invisible".

Claire Bernot-Caboche a donné à lire à ToutEduc sa thèse, soutenue le mois dernier à Lyon, sur "les jeunes invisibles". Elle en propose une définition graduée, jusqu'à "l'invisibilité totale" de ceux qui ne sont "ni en éducation, ni en formation, ni en emploi, ni en accompagnement", ce qui rappelle la définition anglo-saxonne des NEET (Not in Education, Employment or Training). Elle propose surtout une autre démarche que celle qui a été choisie en France, avec la lutte contre "décrochage". Ce phénomène désigne ceux qui ont quitté L’École sans avoir au moins un CAP, mais qui peuvent avoir un emploi, même si le marché du travail leur est difficilement accessible. La comparaison des deux définitions met en évidence une réflexion scolaro-centrée. Est-il plus grave pour un jeune d'avoir un emploi mais pas de diplôme que d'être au chômage avec en poche un papier signé par le recteur ? Or, la thèse le démontre amplement, on peut avoir de très beaux diplômes et sombrer dans "l'invisibilité". A l'inverse, on peut avoir un emploi puis obtenir un titre professionnel ou un CQP (certificat de qualification professionnelle) qui ne sont pas estampillés Éducation nationale. Il est évidemment normal que L’École s'inquiète de ses élèves et de ses échecs, ce qu'elle n'a commencé à faire que très récemment, mais les politiques sociales et de formation ne peuvent avoir pour seules pierres de touche les parchemins. Que la définition du "décrochage" ne fasse pas problème est en soi un problème.

Interview de Pascal Bouchard pour La Lettre de ToutEduc n° 322

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication

Dans le contexte actuel, prêtant plus à la morosité qu’à l’allégresse, il est important de ne pas abandonner, d’être créatif et de continuer à travailler pour rendre l’espoir à la jeunesse. Dans le cadre d’une recherche[i] menée à Lyon2, sous la direction de Philippe Meirieu : Les jeunes « invisibles »[ii] : de l’émergence d’un problème à la recherche des solutions – Qui sont-ils ? Que fait-on pour eux ? Quelles actions politiques ? il est possible d’ébaucher des hypothèses de solutions pour tenter de répondre à la question de la place des jeunes dans la société du troisième millénaire.

[i] Recherche financée par l’IRES pour le Centre de Recherche Henri Aigueperse de l’UNSA éducation, à l’Université Lumière Lyon 2, école doctorale EPIC, laboratoire Education Culture et Politique

[ii] Les 16-25, voire 30 ans, sans solution, ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Document

Cette plaquette interactive, en ligne sur le site de l'Union Départementale de Paris du syndicat UNSA, a été testé lors de "Paris pour l'emploi" sur la place de la Concorde à Paris, qui a réunit plus de 56000 personnes en recherche de formation ou d'emploi, dont de très nombreux jeunes.

Cette expérimentation a permis de montrer le besoin d'autonomie des jeunes quand à la construction de leur parcours de formation et de vie. Ils ne désire plus subir leur orientation, il veulent la choisir. Pour cela ils ont besoin d'outils.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Document

Le Centre d'Information et de Documentation Jeunesse - CIDJ - est confronté à l’évolution sociétale et aux nouvelles pratiques des jeunes. Il était nécessaire de revisiter son projet associatif. Cette étude est un outil pour répondre à la question : comment se construisent au XXIe siècle les politiques d’accès à l’autonomie et particulièrement celles concernant la jeunesse, à savoir les adultes de demain ? Elle propose un diagnostic de l'existant, une compréhension du CIDJ et de son réseau Information Jeunesse, des projets pour le CIDJ s'inspirant des préconisations du Conseil Interministériel de la Jeunesse.

Un projet, une association, des salariés, un syndicat, une recherche

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication

La notion de projet est l’apanage des personnes déjà en mouvement, avec une vision claire de l’avenir, celles qui sont inscrites dans un parcours de vie continu, sans rupture « sociale » entre l’école et l’emploi. Mais un projet ne se décrète pas, il se construit, et nous savons que l’absence de projet a des conséquences sur les jeunes : désarroi, inquiétude, insécurité… et particulièrement ceux en invisibilité ou en risque de l’être, de plus en plus nombreux, atteignant en 2012 les 3 millions. Quelles sont les conditions nécessaires à la construction du projet de ces jeunes ? Pour dépasser l’héritage des politiques élitistes, il est nécessaire de connaître la réalité du terrain et de calibrer l’offre d’accompagnement pour l’adapter à la mesure des problèmes. Il s’agira de penser une politique d’urgence inscrite dans une politique globale sur du temps long. Cet état des lieux doit nous y conduire.

Communication aux journées d'été de la formation tout au long de la vie en Rhône-Alpes le 30 juin 2014

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Document

C’est en situation de crise économique, sociale et politique que nous avons le devoir de développer des capacités, des enjeux et des objectifs pour accompagner les chefs d’entreprise à faire respecter la neutralité dans leur entreprise, et lutter ainsi contre toutes les formes de prosélytisme et de discrimination à l'embauche. Les valeurs de la République nous donnent la voie. Après le 7 et le 11 janvier 2015, nous sommes en droit de nous interroger sur les raisons de la montée des intégrismes et du communautarisme, sur la place des jeunes qui choisissent de se radicaliser et de fait, sur l’impact de la laïcité sur la société et dans les entreprises.

Des problèmes dans les entreprises privées, remettant en cause la laïcité dans l'espace commun

Les espaces de travail ont fait l’objet d’accommodements depuis de nombreuses années, ouvrant leurs portes à la religion. Certains chefs d’entreprises l’ont accepté et ont même aménagé les locaux, les pauses et les habitudes alimentaires en conséquence. D’autres se méfient, ont peur consciemment ou inconsciemment, et s’empêchent ainsi de recruter des personnes correspondant aux postes recherchés, mais susceptibles d’être de religion musulmane et de l’exprimer au sein de l'entreprise à l’issue de leur période d’essai. Ce n’est pas tant la religion qui pose problème, dans une France attachée à la laïcité, mais le fondamentalisme et la peur qui l’entoure, nous pourrions l’appliquer à tous les intégrismes religieux, laïques, philosophiques et même politiques. Comment redonner de l'espace dans le monde du travail aux jeunes des cités ? Quelques pistes de réflexion et une ébauche de solution...

Ce texte a été écrit suite à un entretien avec Gérard Delfau, ancien sénateur de l'Hérault, auteur de nombreux ouvrages sur la laïcité et Président de l'association de défense de la laïcité Egale. J'ai moi-même été Vice-présidente de la Ligue de l'enseignement des Yvelines et administratrice nationale.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Trop de jeunes entre 15 et 29 ans rencontrent de nombreux obstacles à leur insertion dans la vie d’adulte. Une description de cette génération et un focus sur les jeunes en déshérence nous permettent d’affirmer, d’une manière générale, qu’ils sont confrontés à un déficit de confiance, ont du mal à trouver leur place dans la société, et qu’une partie non négligeable d’entre eux est entrée en invisibilité (ni en éducation, ni en formation, ni en emploi, ni en accompagnement). Pour prendre la mesure du problème, nous avons construit des statistiques mettant en lumière la géométrie variable de la jeunesse, indiquant les degrés de précarité, de l’insertion à l’invisibilité. Le croisement des résultats avec la situation professionnelle des parents, le type de logement et le lieu d’habitation nous permet d’affiner la sociologie des «invisibles». Les chiffres montrent pour les jeunes, que trois sur dix sont en situation précaire, un actif sur cinq est au chômage, un sur vingt est en invisibilité totale, et parmi les «invisibles», neuf sur dix ne sont plus issus des seules Zones Urbaines Sensibles (ZUS) et deux sur cinq sont issus de milieu plutôt favorisé. Ce qui change radicalement l’image des exclus faisant jusqu’à présent l’objet des «Politiques de la ville». De plus nous avons comparé deux régions pour montrer que les politiques régionales influencent les résultats statistiques de l’invisibilité.

Pour mieux comprendre ce phénomène, nous avons construit un outil de diagnostic : un «Agenda Social de la Jeunesse» qui a permis de critériser les nombreux éléments d’un inventaire exhaustif des outils et structures travaillant avec les jeunes à partir d’une agglomération de la région parisienne, et de comparer l’état de la « jeunesse » dans cinq pays d’Europe. Les résultats de ces deux études mettent à jour les failles de l’offre à tous les niveaux. Certes elles sont multiples, mais relèvent plus de l’empilement, sans réelle coordination ni cohérence. Elles en deviennent inefficaces et sont, de plus, sous-dimensionnées en regard notamment du fort taux de natalité en France produisant les deux tiers de l’accroissement naturel de la population des vingt-huit pays de l’Union Européenne. Par ailleurs, notre pays a mal anticipé les mutations sociétales en matière d’éducation, de formation et d’emploi. Les conséquences sont fondamentales : cela empêche provisoirement de résorber le chômage et explique en partie la situation des jeunes français, le nombre important d’invisibles et leur sentiment de ne plus être des citoyens à part entière.

La jeunesse est devenue est véritable sujet de complication pour les décideurs publics, malgré leurs bonnes intentions. Une politique publique de « jeunesse » cohérente doit être pensée en dissociant la gestion préventive du «flux» des décrochés du système de formation et de l’emploi, de la gestion curative du «stock» des «invisibles» nécessitant d’aller les chercher sur le territoire et de repenser la deuxième chance et l’accompagnement jusqu’à leur insertion sociale et dans l’emploi, condition de leur autonomie. Ces deux axes mobilisent des politiques à court terme pour réparer les dégâts du passé, mais ne doivent pas empêcher de penser au long terme, nous obligeant à envisager un changement de paradigme politique. L’emploi est-il encore un élément structurant de la société ? Nous l’entendons comme d’utilité sociale, produisant de la fierté et offrant une place dans la société. Nous pensons que non, alors quel nouveau modèle de société faut-il construire ? Quels outils conceptuels et opérationnels faut-il proposer ? Il nous semble que dans un pays d’abondance, nous devons jouer la carte de « l’humain », en équilibrant les moyens d’assistance pour sortir de l’aide à la survie, les moyens d’insertion pour donner à chacun(e) une place dans la société, et enfin les moyens politiques pour réinscrire les jeunes dans une citoyenneté active. Notre thèse a pour objectif d’ouvrir des pistes de solutions.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Thèse

Voici en quelques vignettes les principaux résultats de ma recherche sur la jeunesse "invisible" pour ceux et celles que les 600 pages rebuteraient. J'ai tenu à réaliser cette présentation synthétique pour que mes résultats qui soulèvent une grande inquiétude soient connus de tou(te)s, et afin de recueillir vos remarques sur ce sujet de société.

En effet, votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à poster un commentaire, notamment sur les propositions de solutions en quatrième partie, cela m'aidera dans la rédaction du livre en cours d'écriture.

*petite erreur de date corrigée dans le titre

Présentation des résultats de ma thèse en 22 vignettes résumant 4 années de recherche sur la jeunesse "invisible"

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Entretien

La réalisation de cette étude sur les structures publiques ou privées travaillant pour le public «jeune», doit permettre de dégager des perspectives, de confronter des solutions, et de faire des propositions en matière de politique «jeunesse» pour éviter les ruptures sociales des plus fragiles. L’analyse des réponses au questionnaire de l’enquête, les entretiens et enfin le brainstorming, permettront notamment d’élaborer une typologie des structures et une classification des solutions en 5 grands domaines.

Je vous invite à y répondre si vous êtes une structure publique ou privée, travaillant avec les jeunes, et si vous êtes localisée sur le territoire de Saint Quentin en Yvelines.

Vous pouvez y accéder directement du site, il vous faut une dizaine de minutes pour répondre aux questions. Si cela vous intéresse, cela peut se prolonger par un entretien et au-delà par une séance de travail sur le sujet.

Accéder à l'enquête : cliquer ici

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Publié le par Claire Bernot-Caboche

Poème à réfléchir !

Tracer son chemin,

Et dessiner l’avenir !

Écouter ses rêves,

Et éclairer ses désirs !

Sourire à la vie,

Et oser s’épanouir !

Je vous offre ces quelques mots pour bien commencer l'année 2014, avec une pensée particulière pour les jeunes qui frappent à la porte de la société. Qu'elle soit douce pour vous et vos proches.


Tout un programme...

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication
Le décrochage scolaire, une réalité mais pas une fatalité

Communication devant la Commission jeunesse de l’Association des Régions de France, présidée par Philippe Meirieu, le 13 mars 2012

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Communication
Le décrochage scolaire n'est pas une fatalité

Communication au Congrès régional du 15 février 2012 de l'UNSA Éducation Ile-de-France, sur le décrochage scolaire.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Média

Philippe Meirieu m'a fait l'honneur de citer mes travaux de recherche dans un entretien avec Luc Cedelle pour La Lettre de l’Éducation du 20 juin 2016 n° 888 du journal Le Monde.

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Publié le par Claire Bernot-Caboche
Publié dans : #Publication
La jeunesse, une priorité

Note de la Fondation Jean-Jaurès du 5 Septembre 2012

La jeunesse, une priorité par Claire Bernot-Caboche

Téléchargez la note en cliquant ci-dessous :

Note "la jeunesse, une priorité"

Dans un contexte économique difficile, la jeunesse en décrochage scolaire marque douloureusement le formidable échec des politiques de la droite au cours de ces dix dernières années. Claire Bernot-Caboche dresse un état des lieux du décrochage, mais propose également des pistes pour en sortir.

Synthèse

Télécharger la synthèse en cliquant ci-dessous :

Synthèse de la note "La jeunesse, une priorité"

Dans un contexte économique difficile, la jeunesse en décrochage scolaire marque au fer rouge l’échec des politiques de la droite au cours de ces dix dernières années. Le constat est sans appel : 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans le moindre diplôme, relégués au statut d’invisibles et d’inactifs. Les récents chiffres du chômage sont par ailleurs révélateurs : sur les trois millions de chômeurs n’ayant aucune activité au cours de l’année 2012, 25 % des jeunes sont concernés.

Comment une République comme la nôtre peut-elle se satisfaire d’une telle situation ? Comment ne pas voir là un processus des plus dangereux, entraînant perte de dynamisme évident et coûts importants pour la société ?

Face à cette situation, quatre idées fondamentales peuvent être défendues : d’abord, le système éducatif doit être réadapté à notre modèle de développement. Ensuite, notre modèle pédagogique doit être repensé, prenant acte du changement de civilisation qui s’opère au sein de notre société. De même, des moyens véritables, dans la mesure du possible, doivent être alloués pour rattraper les décrochés et prévenir le décrochage. Enfin, il convient de coordonner une fois pour toute l’ensemble des politiques dont la jeunesse relève.

Bien évidemment, c’est une démarche sur le temps long qu’il s’agit de mettre en place, notamment avec l’instauration d’un véritable système d’accompagnement personnalisé des jeunes, et ce jusqu’à leur mise à l’emploi (et même après seize ans s’ils ont quitté l’école). La concertation avec les acteurs de terrain apparaît également comme une nécessité, ayant un rôle social et de proximité sur lequel les pouvoirs publics doivent s’appuyer.

La question qui est posée semble simple : quelle place la société offre-t-elle à ses jeunes ? Quels moyens met-elle à leur disposition afin qu’ils deviennent des adultes autonomes ? Bien évidemment, il ne s’agit pas de renvoyer toutes les difficultés sur le dos des structures éducatives et de formation. Elles doivent prendre en compte l’évolution du monde du travail, dans sa forme et son contenu. En outre, une réflexion quant à l’appropriation par chacun d’un socle de connaissance stable et pérenne doit être menée. Mais l’appareil économique doit également prendre sa part de responsabilité, de même que les structures familiales, associatives, et bien sûr les organes politiques.

Une démarche réussie nécessite en effet un travail conjoint entre l’Education nationale, la formation professionnelle, les structures d’accompagnement, les acteurs locaux, les organisations syndicales… Tout doit être fait dans un esprit de coordination et de concertation.

Les structures et les outils existent déjà en nombre, illustrant le fait que la société a pris la mesure de ce phénomène. Celles-ci doivent désormais gagner en clarté, afin d’accueillir de manière optimale les différents profils de décrocheurs.

Le débat semble des plus déterminants pour l’avenir.

Car la jeunesse doit être au cœur de tout nouveau projet de société, car l’avenir d’une société et d’un pays dépend de la confiance et du bien-être de ses jeunes, la mise en place de mesures efficaces permettant à chacun de choisir sa voie et de s’insérer dans d’un projet mobilisateur doit devenir une priorité.

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